Je quitte la tente

 

 

 

Je la remercie poliment. J'aime rester cordial. Cependant, je refuse et me relève de ma chaise, avec vivacité, le menton relevé. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est sûrement histoire de bien faire comprendre qu'on ne me manipule pas, moi. Bref, je prends congé et me dirige vers l'extérieur. Je sens déjà la chaleur de dehors caresser mon visage.

Soudain, une fois de l'autre côté, je tombe nez à nez avec le serpent de tout à l'heure... Euh... Modem je crois ? Euh non, Nomed ! Enfin, on s'en fiche ! Il est toujours là ! Encerclé par un groupe de forains qui se tiennent à bonne distance, tentant certainement de le neurtraliser. Et merde, ça y est, il m'a repéré ! Je le vois foncer sur moi, se faufilant sans problème entre les jambes des autres. Mais c'est quoi, cette vitesse de dingue ! Je pousse un cri... qui manque cruellement de virilité... et cherche à retourner dans la tente de la voyante. Mais trop tard, je le sens qui s'enroule déjà autour de mes chevilles, puis de mes cuisses, puis de... mon cou. Cette vitesse me tétanise, je suffoque, je tombe au sol.

- Que quelqu'un m'aide !

J'ai l'impression que personne ne bouge, qu'on se contente de regarder, c'est tout.  Voilà que je sens le sifflement de sa langue proche de mon oreille. Merde, merde, merde ! Qu'est-ce qu'il me veut, putain ! Pourquoi moi ? Soudain, ses crocs se plantent dans mon cou. Je pousse un râle de douleur, avant de me laisser envahir par une brume de plus en plus épaisse, noire, étouffante... Je me sens partir. Loin, très loin...

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